Un microphone convient au chant lorsqu'il correspond à la voix, maîtrise les sons indésirables et reste propre à la distance de travail habituelle du chanteur. L'équilibre tonal et la directivité comptent donc autant que l'étendue de fréquences annoncée : une présence brillante peut aider une voix sombre à percer, mais rendre fatigante une voix naturellement incisive ou sifflante.
Sur scène, un microphone dynamique cardioïde ou supercardioïde robuste est souvent judicieux, car il tolère les voix puissantes captées de près et limite la repisse des retours et des instruments. Dans un studio calme, un condensateur à faible bruit peut révéler davantage le souffle, les transitoires et les variations subtiles d'interprétation, à condition que la pièce soit maîtrisée et que la capsule dispose d'une marge suffisante pour les passages forts. Quel que soit le modèle choisi, une distance stable, un gain raisonnable, un pied solide, une protection anti-pop et un retour clair ont plus d'effet en pratique qu'un petit avantage sur une fiche technique.
Les microphones dynamiques ou à condensateur sont-ils meilleurs pour chanter ?
Les microphones dynamiques sont généralement préférables pour le chant en direct et les pièces non traitées ; les condensateurs sont en principe meilleurs lorsqu'un studio maîtrisé exige davantage de finesse vocale.
Un dynamique de scène récompense une technique rapprochée, résiste aux manipulations et tend à capter moins de son lointain dans la pièce. Il sollicite aussi moins la chaîne d'enregistrement, même si les modèles à faible niveau de sortie peuvent nécessiter beaucoup de gain propre au préamplificateur.
Un condensateur capte normalement davantage le souffle, les détails dans les hautes fréquences et les petites variations de phrasé, mais il révélera aussi les réflexions, le bruit de l'ordinateur et un placement négligé. La plupart des condensateurs XLR nécessitent une alimentation fantôme 48 V. La règle habituelle peut néanmoins s'inverser : un dynamique doux peut calmer une voix incisive, tandis qu'un condensateur sobre peut donner à une voix douce ou sombre la clarté qui lui manque.
Quelle est l'importance du rejet du Larsen et des bruits de manipulation ?
Le rejet du Larsen et la maîtrise des bruits de manipulation sont essentiels pour le chant en direct, car ils fixent les limites pratiques du volume, des mouvements et du niveau des retours.
La directivité indiquée n'est qu'un point de départ. Les microphones cardioïdes rejettent le plus fortement le son venant de l'arrière, tandis que les modèles supercardioïdes et hypercardioïdes déplacent leur rejet maximal vers les côtés et conservent un petit lobe de captation arrière.
Cette géométrie modifie le placement des retours. Un bain de pied placé directement derrière un cardioïde peut bien fonctionner ; cette même position peut alimenter le lobe arrière d'un supercardioïde. Des retours latéraux puissants, des murs réfléchissants et un chanteur qui s'éloigne de la capsule peuvent encore réduire le gain disponible avant Larsen.
Les bruits de manipulation constituent un problème mécanique distinct. Les changements de prise, les chocs sur le câble, les vibrations du pied et le contact avec la grille peuvent atteindre la capsule ; une suspension interne efficace et un connecteur solide sont donc importants. Entourer la grille avec la main est particulièrement néfaste, car cela modifie à la fois la directivité et la tonalité.
Pour une voix de studio enregistrée sur pied, ces préoccupations diminuent et l'isolation de la pièce devient plus importante. Pour une voix de scène avec un microphone à main, un bon rejet et une manipulation silencieuse peuvent compter davantage qu'un peu d'extension supplémentaire dans les fréquences.